Echelleeoscene

Le Syndicat des Eaux du Tursan puise son eau dans la nappe aquifère des sables infra-molassiques, d’âge Eocène.

Cette nappe ancienne, de l’âge Eocène (-55 millions d’années), contient une eau fossile d’environ 20 000 ans, protégée par une épaisse couche imperméable de 400 mètres d’épaisseur qui la protège des pollutions de surface.

Elle est alimentée à partir des zones d’affleurements, au pied des Pyrénées, à environ 50 km au sud (secteur de Pau à Tarbes).

L’eau potable du Tursan est captée dans la nappe par forages dans lesquels elle remonte par artésianisme ; elle est déjà potable, avant tout traitement.

Sa vitesse de déplacement est très lente : après son infiltration, il lui faut 20 000 ans pour parcourir 50 km et parvenir ainsi dans la région de Geaune.

La nappe a été datée au carbone 14 et on la situe entre – 30 000 et – 20 000 ans. Vous buvez donc la même eau que la Dame de Brassempouy !

La nappe Eocène du Tursan est alimentée à partir de zones d’affleurements, au pied des Pyrénées.
Les formations aquifères de l’Eocène et du Paléocène regroupées sous l’appellation « nappe profonde nord pyrénéenne » recouvrent la quasi-totalité du bassin aquitain (régions Aquitaine et Midi-Pyrénées).

circulationschema

L’eau distribuée provient de quatre forages profonds.
Elle subit divers traitements d’affinage suivis d’une désinfection avant distribution. Les forages sont dotés de périmètres de protection.

Dans sa dernière synthèse, l’Agence Régionale de Santé (ARS) rend son avis sanitaire global :
« BACTERIOLOGIE : 100% des échantillons analysés en 2016 se sont révélés conformes aux normes. Eau de bonne qualité bactériologique.
« PHYSICO-CHIMIE : Température de l’eau élevée sur plusieurs prélèvements réalisés au départ de la distribution. Teneur en chlorites supérieure à la valeur maximale de référence sur un échantillon analysé sur le réseau. Eau de bonne qualité pour les autres paramètres analysés au cours du contrôle sanitaire ».

>> Téléchargez le bilan sur la qualité de l’eau de l’ARS pour l’année 2016


AnalyseparlelabodepartemantalL’organisation du contrôle sanitaire
L’eau potable est, parmi les produits alimentaires, l’un des mieux contrôlés.

Outre l’autosurveillance exercée par le Syndicat des Eaux du Tursan, les installations de production et de distribution de l’eau potable sont soumises à un contrôle mis en oeuvre dans chaque département par l’Agence Régionale pour la Santé. Cette mission s’applique sur l’ensemble des réseaux, depuis le point de captage jusqu’au robinet des consommateurs.

La fréquence et le type des visites et des analyses sont fixés par décret ; elles sont fonction de l’origine et de la nature des eaux, des traitements et de l’importance de la population desservie. Les échantillons d’eau prélevés en des points représentatifs sont analysés par les laboratoires agréés par le Ministère de la Santé.

En cas de dépassement des limites ou des références de qualité, ou si elle estime que la distribution de l’eau constitue un risque pour la santé des personnes, l’autorité sanitaire parallèlement à la recherche des causes peut préconiser des mesures pouvant aller jusqu’à la non-utilisation de l’eau pour les besoins alimentaires.

Les données recueillies au cours du contrôle sanitaire permettent le suivi de la qualité et l’information de l’ensemble des responsables.

Différentes analyses sont programmées : les analyses classiques et des analyses plus spécifiques selon la période (été), la présence de travaux sur le réseau, les plaintes de particuliers, l’évolution des normes (légionnelle) etc.

La qualité contrôlée est double : qualité bactériologique et qualité physico-chimique.
La qualité bactériologique de l’eau est appréciée à partir de la recherche dans l’eau de germes « témoins ». Une eau conforme ne doit donc pas contenir de germes « témoins ». La qualité physico-chimique analyse les substances naturelles ou artificielles contenues dans l’eau et dont la concentration excessive peut porter atteinte à la santé

Contrôle de qualité de l’origine de l’eau
Une fois par an, une analyse a lieu au point de puisage des forages du Syndicat des Eaux et en fin de captage (au départ vers la station de production).

Contrôle de qualité sur la phase de production de l’eau
Une fois par mois, à la station de production de Pécorade, l’eau est analysée après la phase de traitement et avant refoulement dans le réseau.

Contrôle de qualité sur le réseau de distribution
Au minimum, chaque commune du territoire du Syndicat des Eaux du Tursan a deux analyses par an d’effectuées sur son réseau (ARS + Syndicat des Eaux).

L’abonné peut s’informer de la qualité de l’eau qu’il consomme et des résultats des analyses auprès du Syndicat des Eaux ou de la mairie.

Composition de l’eau du Tursan (en mg par litre)

Calcium
49
Chlorures
8
Sulfates
12
Magnésium
5
Potassium
4
Nitrates
0
Sodium
7
Hydrogénocarbonates
180
pH moyen
7,6

 

Principales caractéristiques de l’eau distribuée

  • pH (potentiel Hydrogène)

    Le pH traduit le caractère acide ou basique d’une eau.
    C’est un paramètre important car il agit sur l’efficacité des procédés de traitement ainsi que sur les phénomènes d’entartrage ou de corrosion des canalisations.. L’échelle du pH s’étend de 0 à 14. Une eau est dite neutre à pH 7. Acide, (pH<7), elle peut provoquer une corrosion des tuyaux métalliques. Basique (pH>7), elle peut créer des dépôts incrustants.
    L’eau mise en distribution par le Syndicat des Eaux du Tursan a un pH de 7,6. Dans le réseau de canalisations, le pH peut varier de 7,5 à 8,1.

  • TH ( Titre Hydrotimétrique ou dureté)

    Le TH de l’eau du Tursan est de 15°F (degré français).
    Il témoigne d’une eau peu calcaire. La dureté de l’eau correspond à la teneur en calcium et en magnésium. Pour tenir compte à la fois de l’intérêt de la consommation d’une eau dure pour la santé et des inconvénients liés à l’entartrage, il est admis qu’une dureté comprise entre 15°F et 20°F est idéale.

  • Calcium

    L’eau du Tursan contient 49mg/l de calcium. Le calcium est nécessaire à l’émail des dents et aux os.

  • Magnésium

    Utile pour la tonicité, l’équilibre psychique et la croissance, la concentration maximale admissible en magnésium est de 50mg/l. L’eau du Tursan en contient 5 mg/l.

  • Sodium

    Le sodium donne à l’eau une valeur salée, dans une limite de 150mg/l. L’eau du Tursan n’en contient que 7mg/l.

  • Potassium

    Jouant un rôle dans la transmission de l’influx nerveux, le potassium ne doit pas dépasser 120mg/l. L’eau du Tursan révèle 4mg/l.

  • Bicarbonates

    180mg/l de bicarbonates sont présents dans l’eau du Tursan. Ils agissent sur la digestion.

  • Sulfates

    A très, très hautes doses, le sulfate a un effet purgatif (1000 à 2000mg/l). La concentration maximale autorisée est de 250mg/l. L’eau du Tursan en contient 12 mg/l.

  • Bicarbonates

    180mg/l de bicarbonates sont présents dans l’eau du Tursan. Ils agissent sur la digestion.

  • Fer

    Indispensable à la synthèse de l’hémoglobine sang, l’eau du Tursan contient 0,06mg/l pour une concentration maximale autorisée de 0,2mg/l.

  • Fluor

    Une carence ou un excès de fluor provoque des inconvénients pour la santé. La dose optimale est de 0,5 à 1,5mg/l. L’eau du Tursan montre une présence de fluor de 0,1mg/l.

  • Nitrates

    Le taux est inférieur au seuil détectable.

  • Pesticides

    Le taux est inférieur au seuil détectable.

  • Chlorures

    Les chlorures n’ont pas de conséquences toxiques pour l’homme. Des teneurs élevées attaquent les canalisations métalliques. La concentration maximale autorisée est de 200mg/l. L’eau du Tursan contient 8 mg/l.